Médecine clandestine en France occupée : soignantes et soignants de la Résistance (1943-1945)
Médecine clandestine en France occupée : soignantes et soignants de la Résistance (1943-1945) – Raphaële Balu
« Ici pas de réseau, pas de chef […] mais des blessés qui exigeaient des soins immédiats […] ; ils m’écrasaient sous le poids d’une confiance instantanée […] j’étais le Docteur Martel, chirurgien de la guérilla, sans instruments, sans hôpital, sans aides et sans domicile ». Ainsi s’exprime dans ses mémoires de guerre Alec Prochiantz, interne des hôpitaux devenu à l’été 1944 chirurgien des maquisards du Morvan. La brusque plongée dans la clandestinité qu’il décrit interroge les modalités de la Résistance médicale en France occupée, peu étudiées, sur lesquelles revient cet article. Il s’agit de brosser à grands traits le portrait collectif des hommes et des femmes qui soignent les résistants et les formes de leur engagement, avant d’explorer le rôle d’organisations de Résistance inégalement en prise avec les réalités du terrain, pour finalement retrouver la guerre de ces soignantes et soignants ainsi que les particularités de la relation de soin dans la clandestinité.